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Un missile nord-coréen frôle un avion Air France

Après un tir de missile balistique de la Corée du Nord le jour de la Fête nationale américaine, le Pentagone avait déjà émis des craintes quant aux vols commerciaux. Le missile avait alors déjà traversé l’espace aérien et atterri dans les eaux commerciales exclusives du Japon.

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Un nouvel incident s’est produit vendredi dernier: le dernier explosif de Pyongyang est passé sur la trajectoire d’un vol Tokyo-Paris.

L’information, relayée par la chaîne américaine ABC, est une conclusion des rapports fournis par les forces de défense japonaises. L’analyse le CNN fait froid dans le dos: si le Boeing 777 n’était qu’à 100 kilomètres au moment de l’impact, un autre timing aurait été fatal pour les 332 passagers de l’avion de ligne.

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Les inquiétudes semblent donc justifiée. Bien que les États-Unis aient recouru au bouclier antimissile THAAD, les moyens de détection dans les avions de lignes sont inefficaces. « Ce n’est probablement pas quelque chose que vous pourriez détecter, comme vous pourriez détecter un autre avion. Vous ne sauriez même pas que ça arrive.», ajoute un pilote basé à Hong Kong. « Le problème, c’est que la Corée du Nord tire des missiles en dehors de son espace aérien. C’est une vraie menace», conclue-t-il lors de son intervention pour CNN.

La compagnie française a aussitôt adressé un communiqué à ABC News dans lequel il affirme que les zones de tests militaires de la Corée du Nord « n’interfèrent en aucune façon avec les voies aériennes d’Air France. […] De plus, en coopération avec les autorités, Air France analyse constamment les zones de survol potentiellement dangereuses et adapte ses plans de vol en conséquence ». À ce sujet Air France ajoute avoir « pris la décision d’élargir sa zone de survol autour de la Corée du Nord, pays qu’elle ne survole pas».

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