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Et si la vie sur terre n’était pas apparue dans les Océans ?

Incroyable ! On vient d’apprendre que la vie est apparue sur terre il y a 3,48 milliards d’années, soit des centaines de millions d’années plus tôt que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent. Cette excitante découverte soulève la possibilité que les premiers êtres vivants puissent en fait être apparus sur la terre plutôt que dans l’eau, ce qui remet en question toutes les théories de la création de l’être humain.

Cette découverte, réalisée par une équipe de géologues australiens et britanniques, vient bouleverser une théorie scientifique jusque-là intégrée, selon laquelle la vie serait née dans les océans.
Une découverte permise par l’étude des plus vieux fossiles du monde. En 1993, William Schopf, professeur de paléobiologie à l’université de Los Angeles (UCLA), découvre les plus anciens fossiles dans la région de Pilbara, en Australie. Depuis, ces débris vieux de plus de 3.4 milliards d’années n’ont cessé d’intriguer les équipes de chercheurs sur place. La dernière analyse des fossiles, réalisée par une équipe de chercheurs australiens et britanniques, permettrait d’affirmer que ces derniers sont originaires d’anciennes sources chaudes australiennes.

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Cette découverte, qui fait remonter l’apparition de la vie sur le continent à plus de 580 millions d’années selon L’Express, relance le débat sur l’origine de la vie sur Terre. Jusque-là, les plus anciennes formes de vie avaient été retrouvées dans des milieux aquatiques profonds. Les scientifiques en avaient par conséquent conclu que la vie était apparue au fond des océans pour s’adapter ensuite à la terre. Tara Djokic, responsable de l’équipe de chercheurs en question, va jusqu’à confier dans la revue Nature Communications que les nouvelles trouvailles « pourraient avoir des implications en faveur d’une origine de la vie dans des sources d’eau chaude et donc sur la terre ferme ».

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Selon le quotidien britannique The Independent, l’étude parue ce mardi vient confirmer le pressentiment de Charles Darwin. Au 19ème siècle déjà, le théoricien de l’évolution émettait que la vie était née dans « des petits étangs chauds ». Entre 2013 et 2014, plus de 1.500 os appartenant à au moins quinze individus étaient retrouvés lors de fouilles dans une grotte d’Afrique du Sud. Une étude, publiée dans la revue scientifique National Geographic et réalisée par le paléontologue américain Lee Berger, évoquait alors la découverte d’une nouvelle espèce, nommée « l’Homo naledi ». Les chercheurs rapportaient alors que l’Homo naledi possédait des caractéristiques proches de celle du premier représentant de notre espèce, l’Homo sapiens. Bien que doté d’un plus petit cerveau que l’Homo sapiens.

Mieux comprendre la vie sur la planète Mars. L’étude parue ce mardi, liant sources d’eau chaude et vie, pose également la question de la vie sur Mars. En effet, le mois dernier, une étude réalisée par des chercheurs de l’UCL (University College London) et publiée par la revue scientifique Nature révélait la présence de vestiges de sources d’eau chaude sur la planète rouge. Pour rappel, l’âge de cette planète, avoisinant les 4.5 milliards d’années, est quasiment identique à celui de la Terre.
Et si la planète bleue et la planète rouge étaient finalement plus similaires que l’on ne le croit ? La prochaine mission de la NASA, prévue en 2020, devrait peut-être apporter des éléments de réponse à cette question.

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